Author Archives: Aqei

65e Journée scientifique de l’AQÉI – Appel à communications

Images de lectrices et matérialité de la lecture de l’imprimé, du 19e siècle à aujourd’hui

8 novembre 2024
Université du Québec à Trois-Rivières

C’est avec plaisir que nous vous invitons à participer à la 65journée d’échanges scientifiques de l’AQÉI, co-organisée par Ersy Contogouris et Mélodie Simard-Houde. Intitulé « Images de lectrices et matérialité de la lecture de l’imprimé, du 19e siècle à aujourd’hui », l’événement aura lieu le 8 novembre prochain à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

« Si ma mère était une lectrice infidèle, c’était aussi, pour les ouvrages où elle trouvait l’accent d’un sentiment vrai, une lectrice admirable par le respect et la simplicité de l’interprétation, par la beauté et la douceur du son. » — Marcel Proust, Du côté de chez Swann

Dans le portrait de sa mère en lectrice, dont cet extrait n’est qu’un fragment, le narrateur d’À la recherche du temps perdu s’attarde à la performance de la lecture, celle de sa « maman qui [lui] lisait à haute voix » (1987 : 41) François le Champi de George Sand, avec sa censure (« elle passait toutes les scènes d’amour » [41]), son « interprétation » (42) et ses sonorités propres. Nombreux sont les romans et, plus largement, les productions de la culture imprimée et visuelle dans lesquels les figures de lectrices permettent de tenir un propos sur la lecture comme pratique, telle qu’elle est vécue, performée, ressentie.

La littérature, mais aussi la peinture, la photographie, le cinéma, la presse, voire la publicité, lèvent également le voile sur l’appréhension sensible du livre et, au-delà, des imprimés de tout type (fascicules, journaux, magazines…) en tant qu’objets matériels. Les représentations culturelles illustrent les attitudes corporelles et les perceptions sensorielles associées à la lecture de l’imprimé, sous quelque forme qu’elle se présente. Elles indiquent les lieux où l’on lit à une époque donnée, révèlent ce qu’on y lit, et avec quels gestes. Rappelons, comme autre exemple canonique, la façon dont Emma Bovary et ses camarades de couvent manient les keepsakes et « leurs belles reliures de satin », dans une scène suggestive où, remarque Marie-Ève Thérenty, « [l]e support luxueux (papier de soie, reliure de satin) se marie avec le texte afin de créer chez la lectrice un effet érotique. » (2009 : 110) Pensons encore aux figurations de lectrices chez la peintre Mary Cassatt, où l’expérience sensorielle de la lecture (lumière, posture du corps, maniement du papier) s’entremêle à une qualité de concentration, qui oppose à la lecture partagée du narrateur proustien une lecture intérieure, pour soi.

Certes, les exemples classiques de représentations de lectrices ne manquent pas, et l’histoire culturelle, l’histoire de l’art, la sociologie de la littérature, de même que les théories de la lecture et de la réception ont déjà bien entamé l’étude des usages, des pratiques et des expériences de lecture. Néanmoins, à l’occasion de cette journée scientifique de l’AQEI, nous aimerions contribuer à une histoire de la matérialité de la lecture imprimée et des sensibilités des lectrices en invitant les contributeur·rices à aborder cette question sous l’un ou l’autre des trois angles spécifiques suivants : celui du support, celui des usages populaires et celui du genre sexué. Chacun de ces angles nous paraît potentiellement riche parce que lié à un champ d’étude dont la vitalité s’est traduite par une multitude de travaux et de questionnements récents.

Si, sur le plan de l’écriture, le support induit des procédés et des contraintes, il influence certainement aussi l’appréhension de l’imprimé, la valeur qu’on lui attribue, la façon dont on le manie ou le collectionne. Cette piste de réflexion invite à considérer le support comme une variable matérielle des pratiques de lecture, mais aussi à interroger la façon dont la lecture de l’imprimé a pu être représentée par le prisme de différents supports et langages sémiotiques, de la peinture à la culture numérique. On pourrait ainsi, dans cette perspective, s’intéresser à la récente résurgence des mises en scène de lectrices de l’imprimé (et de bibliothèques de lectrices) sur les réseaux sociaux, par le biais d’une pratique comme celle du BookTok, ou bien encore étudier les formes de leur visibilité au petit ou au grand écran. Quelle place la culture visuelle, du 19e siècle à aujourd’hui, fait-elle aux lectrices d’imprimés de toutes sortes ? Il s’agit, autrement dit, d’élargir la saisie des représentations de lectrices en observant leurs incarnations au-delà du discours littéraire, et en interrogeant ce que chaque support est à même de nous apprendre sur la diversité des expériences de lecture.

La seconde piste de réflexion souhaite placer l’accent en particulier sur les usages populaires de l’imprimé et sur la lecture d’imprimés de grande diffusion. En ce sens, cette journée s’inscrit dans le sillage du colloque « Traces et approches des usages dans la culture populaire et médiatique » (Letourneux et Savoie, 2024) et des travaux d’Anne-Marie Thiesse (1984), de Judith Lyon-Caen (2005) et d’Absalyamova et Stiénon (2018), qui se sont penchées sur le rapport des lectrices et lecteurs à des imprimés de masse, comme la presse, et à des genres populaires, comme le roman-feuilleton. Que sait-on des expériences et des usages des lectrices de la presse d’information, ou encore de la lecture d’imprimés de masse réputés féminins, comme la presse sentimentale ? Quelles formes de spécularité décèlent les imprimés populaires, lorsqu’il est question de représenter leurs lectrices ? Qu’est-ce que les interstices de l’imprimé, comme les pages publicitaires et les rubriques-concours, permettent de savoir au sujet des pratiques des lectrices ? Comment la lecture de l’imprimé interfère-t-elle avec la réception d’autres types de productions populaires et médiatiques ? Ce sont là quelques-uns des questionnements qu’ouvre cette piste de réflexion.

Enfin, comme on l’aura senti, cette journée d’étude souhaite mettre en avant les pratiques genrées de la lecture de l’imprimé. À l’instar d’Adler et Bollmann (2020), on s’intéressera en priorité aux usages de l’imprimé, aux pratiques de lecture et aux représentations des femmes ou de groupes issus de la diversité de genre. Nous invitons les collaborateur·rices à porter attention au point de vue genré depuis lequel les représentations de lectrices sont produites (par exemple à la prégnance du male gaze dans la culture visuelle), ou encore à faire entendre les voix de lectrices. On pourra aussi tenter de cerner, sous cet angle, la teneur des lectures (que lisent les femmes ?) et remettre en question les cloisons présumées entre les corpus. Dans la même optique, la dimension genrée de la cartographie des espaces de lecture pourrait être appréhendée : où lisent les lectrices ? lisent-elles en public, et comment ? Quelle histoire de la spatialité de la lecture au féminin peut-on tracer ?

*

Les propositions de communication (250-300 mots), accompagnées d’une notice biobibliographique (100-150 mots) doivent être transmises à l’adresse ersy.contogouris@umontreal.ca avant le 28 juin 2024.

Les personnes dont les propositions seront retenues devront être membres de l’AQÉI au moment du colloque.

Bibliographie indicative

Absalyamova, Elina et Valérie Stiénon, Les voix du lecteur dans la presse française au XIXe siècle, Limoges, PULIM, coll. « Mediatextes », 2018.

Adler, Laure et Stefan Bollmann, Les femmes qui lisent sont, de plus en plus, dangereuses, Paris, Flammarion, 2020.

Cavallo, Guglielmo et Roger Chartier (dir.), Histoire de la lecture dans le monde occidental, Paris, Seuil, 2001.

Duccini, Hélène, « La lecture, histoire d’une pratique culturelle », MédiaMorphoses, no 18, 2006, p. 22-29.

Gervais, Bertrand et Rachel Bouvet (dir.), Théories et pratiques de la lecture littéraire, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2007.

Letourneux, Matthieu et Chantal Savoie, appel à communications, colloque « Traces et approches des usages dans la culture populaire et médiatique 1880-2020 », Montréal, 28 au 30 mai 2024, URL : https://www.fabula.org/actualites/116158/appel-de-communications-pour-le-colloque-traces-et-approches-des-usages.html.

Lyon-Caen, Judith, La lecture et la vie. Les usages du roman au temps de Balzac, Paris, Tallandier, 2005.

Proust, Marcel, Du côté de chez Swann, Paris, Gallimard, coll. « folio », 1987 [1913].

Thérenty, Marie-Ève, « Pour une poétique historique du support », Romantisme, no 143, 2009, p. 109-115.

Thiesse, Anne-Marie, Le roman du quotidien. Lecteurs et lectures populaires à la Belle Époque, Paris, Le Chemin Vert, 1984.

Colloque « Livres et imprimés autochtones au Québec »

22, 23 et 24 mai 2024
Université de Sherbrooke
Agora du Carrefour de l’information
Pavillon Georges-Cabana

C’est avec plaisir que nous vous invitons au colloque « Livres et imprimés autochtones au Québec » organisé par le Groupe de recherches et d’études sur le livre au Québec (GRÉLQ) et Kwahiatonhk!, en collaboration avec l’AQÉI et l’Observatoire de la traduction autochtone. L’événement aura lieu les 22, 23 et 24 mai prochains au campus principal de l’Université de Sherbrooke, à l’Agora du Carrefour de l’information (B1-2002) au Pavillon Georges-Cabana.

Le colloque est gratuit et ouvert à toutes et à tous!

Nous espérons vous y voir en grand nombre!

PROGRAMME

Mercredi 22 mai

8 h 30 : Accueil

9 h : Mot d’ouverture

Marie-Hélène Jeannotte, Marie-Pier Luneau et Louis-Karl Picard-Sioui

9 h 15 – 10 h 45 :Historicité de l’écriture et de la littératie chez les Premières Nations au Québec

Présidence : Harold Bérubé, Université de Sherbrooke

Conversation d’ouverture avec :

Maxime Gohier, Université du Québec à Rimouski

Jonathan Lainey, Musée McCord Stewart

Thomas Peace, Huron University College

10 h 45 – 11 h 15 : Pause

11 h 15 – 12 h 25 :Archives, langues et auctorialité

Présidence : Nathan Ince, Université de Sherbrooke

« Mots indigènes, auteurs autochtones : revoir et relire les Relations du Québec et Wendake (ca 1635-50) – John H. Pollack, University of Pennsylvania

« Collecter des manuscrits sur les langues autochtones : l’exemple des Archives des jésuites au Canada » – Fannie Dionne, Jésuites du Canada

12 h 25 – 14 h 15 : Dîner sur place

14 h 15 – 16 h :Analyses de traductions

Présidence : Audrey Canalès, Université de Sherbrooke

« Influence d’une langue autochtone et des littératures orales dans Ravensong de Lee Maracle et sa traduction » – Mélissa Major, Cégep de Saint-Jérôme

« Enjeux de la traduction des œuvres autochtones queers : l’exemple de Jonny Appleseed de Joshua Whitehead » – Maxime Poirier-Lemelin, Université Laval

« La traduction des littératures autochtones en espagnol : un nouveau champ traductologique? » – Ana Kancepolsky Teichmann, Université de Montréal

Jeudi 23 mai

8 h 30 : Accueil

9 h – 10 h 45 :Histoire du livre autochtone de 1800 à 1930

Présidence : Pierre Hébert, Université de Sherbrooke

« Un cas d’appropriation du texte autochtone? Enquête sur la recontextualisation de textes abénakis produits au Québec par une maison d’édition de Nouvelle-Angleterre » – René Lemieux, Université Concordia

« L’édition du New Familiar Abenakis and English Dialogues de Joseph Laurent (1884) et ses suites » – Patricia Godbout, Université de Sherbrooke

« Henry-Lorne Masta : kizitok awikhigan / l’auteur » – Philippe Charland, Institution Kiuna et Université Bishop’s

10 h 45 – 11 h 15 : Pause

11 h 15 – 12 h 25 :Imprimé et institutions d’enseignement

Présidence : Karol’Ann Boivin, Université de Sherbrooke

« Thunderbird Presses, savoirs séculaires autochtones et technologie de pointe » – Édith-Anne Pageot, Université du Québec à Montréal

« Le livre et l’imprimé autochtones dans l’enseignement du français langue seconde » – Isabelle St-Amand, Université Queen’s

12 h 25 – 14 h 30 : Dîner sur place

14 h 30 – 16 h : Lecture sensible et médiation éditoriale

Présidence : Anthony Glinoer, Université de Sherbrooke

Échange sur la médiation éditoriale et visuelle avec :

Sébastien Aubin, designer graphique

Julia Duchastel, Éditions du Passage

Daniel Grenier, Éditions Hannenorak

18 h 30 : Souper

Vendredi 24 mai

8 h 30 : Accueil

9 h 00 – 10 h 45 :Circulation et remédiation des récits

Présidence : Maxime Lalo, Université de Sherbrooke

« Publics pour l’édition des atisokanak dans les années 1980 » – Jean Sébastien, Collège de Maisonneuve

« Les territoires poétiques de Margaret Sam-Cromarty » – Élise Couture-Grondin, Université de Montréal et Isabella Huberman, Université de la Colombie-Britannique

« En chemin vers Marguerite : réflexion sur l’incarnation et la diffusion des histoires sensibles et écrites, de la triade des Marguerite, d’Émilie Monnet » – Emilie S. Caravecchia, Collège Montmorency et Université de Montréal

10 h 45 – 11 h 15 : Pause

11 h 15 – 12 h 15 :Autoédition, bande dessinée et médiatisation des langues autochtones

Grand entretien avec Jay Odjick, animé par Louis-Karl Picard-Sioui

12 h 15 – 13 h 40 : Dîner sur place

13 h 40 – 14 h 50 :Perspectives historiques et sociologiques sur la traduction

Présidence : Josée Vincent, Université de Sherbrooke

« Diffuser la littérature autochtone par la traduction et la médiation » – Paola Puccini, Université de Bologne

« La traduction des littératures autochtones au Québec, de 1957 à aujourd’hui » – Arianne Desrochers, Université de Moncton

14 h 50 : Mot de clôture

64e journée d’échanges scientifiques de l’AQÉI

L’arbre est dans ces feuilles : l’imprimé et la botanique

3 novembre 2023
9 h 30 à 16 h 30
BAnQ – Site Rosemont ET
En ligne sur Microsoft Teams

C’est avec plaisir que nous vous invitons à la 64journée d’échanges scientifiques de l’AQÉI. Intitulé « L’arbre est dans ces feuilles. L’imprimé et la botanique », l’événement aura lieu le 3 novembre prochain, de 9h30 à 16h30 à BAnQ (site Rosemont) ou en ligne sur la plateforme Microsoft Teams.

Vous pouvez vous inscrire à la journée d’étude en remplissant le formulaire.

Nous vous convions donc à venir entendre les communications de Claude La Charité, Noémie Cadieux, Céline Simonet, Rachel Bouvet et Laetitia de Coninck ainsi qu’une table ronde avec Jeanne Bouchard O’Malley, Sophie Cabot, Jules-Antoine Demers, Gabrielle Gagné et Audrée Wilhelmy.

Nous espérons vous y voir en grand nombre !
PROGRAMME 
9h30 : Mot de bienvenue
Sophie Dubois
 
***
 
Séance 1
9 h 45 – 10 h 45
Président de séance : Pierre Hébert (Université de Sherbrooke)
 
Claude La Charité (UQAR), « Leonhart Fuchs (1501-1566), Pieandrea Mattioli (1501-1577) et le renouveau de la botanique à la Renaissance »
 
Noémie Cadieux (Zoo de Granby), « Catharine Parr Traill et Agnes Chamberlin : l’agentivité féminine dans la botanique canadienne du 19e siècle »
 
Pause
 
Séance 2
11 h à 12 h
Président de séance : Stéphanie Bernier (Université de Montréal)
 
Céline Simonet (BAnQ), « Des curieux et des plantes : émergence de la botanique au Québec »
 
Rachel Bouvet et Laetitia de Coninck (GRIVE), « Tisser des liens, tresser des textes à partir du végétal »
 
Dîner
12 h – 13 h 15

Visite de l’exposition de BAnQ sur les techniques d’estampe
13 h 15 – 13 h 45
 
Table ronde « L’imprimé et la botanique : pratiques actuelles »
14 h – 16 h
Animation : Ersy Contogouris
 
Participant.e.s : Jeanne Bouchard O’Malley, (propriétaire de O’Malley et ses papiers), Sophie Cabot (artiste interdisciplinaire et médiatrice culturelle), Jules-Antoine Demers (médiateur en création numérique, Le Square à BAnQ), Gabrielle Gagné (artiste, projet « Le papier en temps que témoin ») et Audrée Wilhelmy (autrice et artiste).

Visite des réserves de BAnQ
16 h – 16 h 30

63e journée d’échanges scientifiques de l’AQÉI

La bande dessinée francophone au Canada

21 avril 2023
11 h 30 à 16 h 30
En ligne
Microsoft Teams

C’est avec plaisir que nous vous invitons à la 63journée d’échanges scientifiques de l’AQÉI. Intitulé « La bande dessinée francophone au Canada », l’événement aura lieu en ligne le 21 avril prochain, de 11 h 30 à 16 h 30 sur la plateforme Microsoft Teams.

Prenez note que l’assemblée générale annuelle de l’AQÉI se déroulera juste avant le début de la journée d’échanges scientifique.

En remplissant ce formulaire, vous recevrez le lien afin de vous connecter sur Teams.

Nous vous convions donc à venir entendre les communications d’Adrien Rannaud, Nancy Perron, Sylvain Rheault, Émilie St-Amand, Maël Rannou et Chris Reyns-Chikuma. Pour plus de détails, veuillez consulter le programme complet ci-dessous.

Nous espérons vous y voir en grand nombre !


PROGRAMME

11 h 30 – 12 h 30 : Assemblée générale de l’AQÉI


12 h 45: Mot de bienvenue

***

Séance 1 – Bande dessinée, presse et culture médiatique
13 h – 14 h
Président de séance : Sylvain Rheault (University of Regina)

Adrien Rannaud, « Albert Chartier, témoin et satiriste de la culture de la célébrité québécoise (1940-1962) »

Nancy Perron, « Des histoires en images aux BD et chroniques illustrées : Ladébauche mis en vedette dans l’œuvre d’Albéric Bourgeois au journal La Presse après 1911 »

***

Séance 2 – Bande dessinée et enseignement(s)
14 h 15 à 15 h 15
Président de séance : Sylvain Lemay (Université de Québec en Outaouais)

Sylvain Rheault, « Visées pédagogiques des bandes dessinées autochtones »

Émilie St-Amand, « L’utilisation d’une bande dessinée de superhéros canadien, Captain Canuck, comme outil didactique pour l’enseignement de l’histoire du Canada au collégial »

***

Séance 3 – Circulations de la bande dessinée canadienne francophone
15 h 30 à 16 h 30
Président de séance : Philippe Rioux (Université Concordia)

Maël Rannou, « Par les marges, exportation des auteurs québécois dans les fanzines européens francophones »

Chris Reyns-Chikuma, « La BD francophone hors-Québec : les BD de Guy Delisle sont-elles canadiennes et/ou québécoises et/ou cosmopolites? »

62e journée d’échanges scientifiques de l’AQÉI

L’imprimé à l’université : l’université à l’imprimé. Archives, histoire, historiographie et représentation de l’université au Canada

14 octobre 2022
8h à 16h30
Salle 4600
Campus de Longueuil
Université de Sherbrooke

C’est avec plaisir que nous vous invitons à la 62journées d’échanges scientifiques de l’AQÉI. Intitulé « L’imprimé à l’université : l’université à l’imprimé. Archives, histoire, historiographie et représentation de l’université au Canada » et organisé par Karol’Ann Boivin (U. de Sherbrooke) et Julien Lefort-Favreau (U. Queen’s), l’événement co-modal aura lieu le 14 octobre 2022, de 8h à 16h30 à la salle 4600 du campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke et en ligne sur Teams.

En remplissant ce formulaire, vous recevrez le lien afin de vous connecter sur Teams.

Nous vous convions donc à venir entendre les communications de Micheline Cambron, Jean-Sébastien Sauvé, Marie-Hélène Jeannotte, Stéphanie Bernier, Sophie Marcotte, Karol’Ann Boivin, Judith Haviernick et Pierre Hébert. Pour plus de détails, veuillez consulter le programme complet ci-dessous ou sur notre site Web ici.

Nous espérons vous y voir en grand nombre !

PROGRAMME

8 h
Accueil des participantes et des participants

8 h 30 – 9 h
Julien Lefort-Favreau (Université Queen’s)
Mot d’introduction

9 h – 10 h 30
Conférence d’ouverture
Micheline Cambron (Université de Montréal)
« Principes pédagogiques et usages du livre. Le cas de l’Université de Montréal »

10 h 30 – 10 h 45
Pause

10 h 45 – 12 h 15
Séance 1
Institutions de savoir et savoir-faire dans le monde du livre
Présidence : Marie-Pier Luneau (Université de Sherbrooke)

Jean-Sébastien Sauvé (Université de Montréal)
« Quand l’aménagement s’oppose à l’usage : le cas de la bibliothèque centrale de l’Université de Montréal »

Pierre Hébert (Université de Sherbrooke)
« Les “essais” sur l’université au Québec (1985-2022) : entre la doxa et l’épistémè »

Stéphanie Bernier (Université de Montréal)
« Sherbrooke, la “Terre Promise” de la création littéraire à l’Université et son audacieux professeur, Joseph Bonenfant (1934-2000) »

12 h 15 – 13 h 30
Lunch

13 h 30 – 14 h 30
Séance 2
Médiations romanesques des lieux de savoir
Présidence : Anthony Glinoer (Université de Sherbrooke)

Sophie Marcotte (Université Concordia)
« La gloire de Cassiodore : le vide préuniversitaire »

Karol’Ann Boivin (Université de Sherbrooke)
« Le roman universitaire peut-il se passe du stéréotypage ? »

14 h 30 – 15 h
Pause

15 h – 16 h
Séance 3
Palabre et quête de sens : l’université dans la sphère publique
Présidence : Rachel Nadon (Université de Sherbrooke et Université Paris-Nanterre)

Judith Haviernick (Université de Sherbrooke)
« Marcher sur un “fil tendu” : la co-construction de l’image de l’écrivain.e universitaire en entretien »


Marie-Hélène Jeannotte (Université Queen’s)
« Les presses du Collège Manitou : imprimer pour faire entendre »

16 h – 16 h 30
Mot de clôture

16 h 30
Verre de l’amitié

Appel à communications – L’imprimé à l’université : l’université à l’imprimé. Archives, histoire, historiographie et représentations de l’université au Canada

Appel à communications – L’imprimé à l’université : l’université à l’imprimé. Archives, histoire, historiographie et représentations de l’université au Canada

62e journée d’échanges scientifiques de l’Association québécoise pour l’étude de l’imprimé

Université de Sherbrooke, Campus de Longueuil
14 octobre 2022

Pour cette journée d’étude de l’AQÉI, nous invitons les chercheuses et les chercheurs à réfléchir aux rapports entre l’université et l’imprimé au Canada. Les communications peuvent concerner à la fois les imprimés produits par (ou pour) l’université, les acteurs de l’imprimé qui œuvrent dans le cadre des institutions universitaires, et les représentations de l’université dans différents types de textes imprimés. L’objectif est de saisir l’université en tant que médiation éditoriale et comme objet de représentation.

Liberté créatrice et expertise scientifique sous-tendent l’université et sa mission. L’édition savante bénéficie de cette logique : sans l’université en effet, comment justifier la production des ouvrages spécialisés, qui apparaîtraient à la limite telles des anomalies du système-livre (inaptes à rejoindre un lectorat suffisant ou à générer des profits)? Certaines autres formes d’imprimés émanant de l’université répondent à des impératifs institutionnels (voire strictement administratifs). On peut penser au statut particulier des archives universitaires, qui échappent aux canaux habituels d’édition et de circulation. La diversité et l’hybridité de la littérature grise lui confèrent un intérêt particulier. C’est sans compter leur importance pour l’historiographie des campus ou l’histoire des départements et institutions : il ne s’agit pas que des archives de l’université, mais de ce qui s’en est dit à différents moments et de ce qu’elles révèlent sur différents moments de l’histoire de l’éducation. D’autres documents encore, complètement étrangers à l’institution, sont ultérieurement repris par elle ou lui sont confiés : elle agit alors à titre de spécialiste du patrimoine et assure un service à l’ensemble de la société. Mais l’université a d’autres manières de s’inscrire dans le social. Elle a, de tout temps, fait l’objet de représentations littéraires ou médiatiques. On ne compte plus les essais qui annoncent la faillite de l’université ni les romans qui s’appliquent, dirait-on, à éventer les excentricités des membres de cette communauté. Non seulement l’ensemble de ces représentations nous informent quant aux mythes, aux croyances, aux pratiques de l’université; elles contribuent en partie à façonner ceux-ci. Si les empreintes textuelles du monde universitaire relèvent avant tout du domaine symbolique, elles participent néanmoins à instituer l’université, induisant certaines « lectures » sociales de l’université.

Nous proposons de suivre trois axes de recherche :

  1. La circulation de l’imprimé dans et depuis les institutions universitaires. Comment les différents types d’imprimés sont-ils produits ou préservés? Quelle place ou quel statut particulier ces objets occupent-ils dans le système-livre? Comment nous informent-ils sur les conceptions de la culture – universitaire ou littéraire – qui circulent dans des époques et des lieux donnés? Pourraient être l’objet d’analyse : l’édition universitaire, les revues scientifiques, les journaux étudiants, les bibliothèques universitaires (leurs fonds, les différentes collections), les archives institutionnelles et la littérature grise, les programmes de formation des métiers du livre et de l’archivistique, l’histoire et l’historiographie des institutions, de leurs mouvements.
  2. La représentation de l’université dans les imprimés. Quelle est l’université du texte? Il conviendra d’analyser l’institution universitaire, ses acteurs, sa mission et ses pratiques tels qu’ils apparaissent dans les imprimés de tous ordres : le portrait estudiantin qui se dessine en creux dans les journaux étudiants est-il comparable aux représentations romanesques de la communauté universitaire? La faillite de l’université prédite par les essayistes trouve-t-elle des échos dans les fictions? Les représentations sont-elles collées à l’histoire récente de l’université ou se nourrissent-elles plutôt d’archétypes, de mythes anciens? Comment se distinguent les romans à clef de la vie universitaire? Pourraient être l’objet d’analyse : le campus novel (ou roman universitaire), les figurations de l’écrivain.e et de l’intellectuel.e à l’université, la représentation du monde universitaire ancien ou contemporain dans les fictions et les essais, l’histoire de ces représentations, les imaginaires du collège classique et du cégep.
  3. L’écrivain.e à l’université. Comment comprendre la place des écrivain.es et des intellectuel.les dans un écosystème où ils sont à la fois étrangers et familiers? Cet axe pourrait accueillir des réflexions sociologiques sur l’évolution du statut des écrivain.es universitaires. On pourrait aussi s’interroger sur la formation et la professionnalisation des écrivain.es dans les programmes de création et les effets de cette tendance sur le champ littéraire, ou encore sur le rôle de l’université dans l’établissement de normes esthétiques.

L’événement se tiendra le 14 octobre 2022, au Campus de Longueuil de l’Université de Sherbrooke. Les communications seront d’une durée de 20 minutes et seront suivies d’une période de questions de 10 minutes. Les propositions de tables rondes ou de communications conjointes sont les bienvenues.

Les propositions de communications (de 250 mots maximum), accompagnées d’une notice biographique (de 250 mots maximum) doivent être envoyées à Julien Lefort-Favreau (jlf10@queensu.ca) et à Karol’Ann Boivin (karolann.boivin@usherbrooke.ca) au plus tard le 1er juillet 2022. Les personnes dont les propositions seront retenues devront être membres de l’AQÉI au moment du colloque.

Comité organisateur

Julien Lefort-Favreau, Queen’s University
Karol’Ann Boivin, Université de Sherbrooke

Journées d’échanges scientifiques « Voltaire et les Lumières au Québec : histoire ancienne ou nécessité présente ? »

C’est avec plaisir que nous vous invitons aux 61es journées d’échanges scientifiques de l’AQÉI. Intitulé « Voltaire et les Lumières au Québec : histoire ancienne ou nécessité présente ? » et organisé par Bernard Andrès (UQAM), Nicholas Dion (U. de Sherbrooke) et Pierre Hébert (U. de Sherbrooke), l’événement co-modal aura lieu le jeudi 7 avril 2022 de 8h45 à 16h30 au Centre d’archives Mgr-Antoine-Racine et le 8 avril 2022 , de 8h45 à 15h au Séminaire de Sherbrooke.

Les deux journées seront retransmises en direct sur la plateforme en ligne Microsoft Teams. En remplissant ce formulaire, vous recevrez le lien afin de vous connecter sur Teams. Veuillez noter que pour des raisons logistiques, les auditeurs en ligne ne pourront pas intervenir ou poser des questions.

Pour le présentiel, l’entrée est gratuite, mais l’inscription est obligatoire auprès de Pierre Hébert (Pierre.Hebert@USherbrooke.ca).

Nous vous convions donc à venir entendre les communications de Micheline Cambron, Jacques G. Ruelland, Sébastien Drouin, Joël Castonguay-Bélanger, Claude La Charité, Hans-Jürgen Lüsebrink, Bernard Andrès, Julien Vallières, Marc André Bernier, Pierre Hébert, Charlène Deharbe, Hervé Guay, Swann Paradis, Nova Doyon et Yvan Lamonde. Pour plus de détails, veuillez consulter le programme complet de la journée ci-dessous.

PROGRAMME

JOUR 1 – JEUDI 7 AVRIL 2022

Centre d’archives Mgr-Antoine-Racine (95, rue Ozias-Leduc, Sherbrooke)

8 h 45 – 9 h
Ouverture

Séance 1
Présidence : Marc André Bernier (Université du Québec à Trois-Rivi`ères)

9 h – 9 h 35
Micheline Cambron (Université de Montréal)
« L’ingénu de Voltaire. Préjugés et métissages culturels entre Huronnie, Angleterre, Nouvelle-France, Basse-Bretagne et Versailles »

9 h 35 – 10 h 30
Jacques G. Ruelland
« Les épigones québécois de Voltaire et leur influence sur le développement actuel d’une culture laïque francophone au Québec »

10 h 10 – 10 h 30
Pause

Séance 2
Présidence `: Nicholas Dion (Université de Sherbrooke)

10 h 30 – 11 h 05
Sébastien Drouin (Université de Toronto)
« Antiphilosophie et antivoltairianisme chez Joseph-Octave Plessis et Ignace Bourget »

11 h 05 à 11 h 40
Joël Castonguay-Bélanger (Université de la Colombie-Britannique)
« Le centenaire de Voltaire dans la presse canadienne »

11 h 40 à 13 h 30
Dîner

Séance 3
Présidence : Patrick Snyder (Université de Sherbrooke)

13 h 30 à 14 h 05
Claude La Charité (Université du Québec à Rimouski)
« Louis Fréchette, « Sous la statue de Voltaire » »

14 h 05 à 14 h 40
Hans-Jürgen Lüsebrink (Universität des Saarlandes)
« Libéralisme radical, laïcité et héritage des Lumières au Québec à la fin du XIXe siècle – le rôle précurseur de Paul-Marc Sauvalle et d’Aristide Filiatreault, journalistes et intellectuels »

Séance 4
Présidence : Mathieu Fortin (Séminaire de Sherbrooke)

15 h à 15 h 35
Bernard Andrès (Université du Québec à Montréal)
« Honoré Beaugrand (1846-1906) et l’émancipation maçonnique du Québec »

15 h 35 à 16 h 10
Julien Vallières (Laboratoire d’analyse des discours et récits collectifs, Université McGill)
« L’influence de Rousseau au Canada : examen du discours de réception à Montréal (1900-1920) »

JOUR 2 – VENDREDI 8 AVRIL 2022

Séminaire de Sherbrooke (195, rue Marquette)

Séance 5
Présidence : Sophie Abdela (Université de Sherbrooke)

9 h à 9 h 35
Marc André Bernier (Université du Québec à Trois-Rivi« `eres)
« Histoire-science et art du récit chez Marcel Trudel »

9 h 35 à 10 h 10
Pierre Hébert (Université de Sherbrooke)
« Une censure en crise : le Voltaire « post-Trudel », 1945-1960 »

10 h 10 à 10 h 30
Pause

Séance 6
Présidence : Mélinda Caron (TÉLUQ)

10 h 30 à 11 h 05
Charlène Deharbe et Hervé Guay (Université du Québec à Trois-Rivières)
« Voltaire sur les planches : l’adaptation théâtrale de Candide par Antoine Laprise »

11 h 05 à 12 h
Swann Paradis (York University, Glendon College)
« Que sont devenus Les bâtards de Voltaire… au Québec trente ans plus tard en temps de pandémie ? »

12 h à 13 h 30
Dîner et assemblée générale annuelle de l’AQÉI

Séance 7
Présidence : Louise Bienvenue (Université de Sherbrooke)

13 h 30 à 14 h 05
Nova Doyon (Cégep de Saint-Laurent)
« La question de la liberté académique et des nouvelles sensibilités »

14 h 05 à 14 h 40
Yvan Lamonde (Université McGill)
« La marche à la laïcité au Québec (1837-2022) »

15 h
Lancement de cinq ouvrages en études québécoises
Entrée gratuite, mais inscription obligatoire : Marie-Pier.Luneau@USherbrooke.ca

  • Pierre Hébert, Bernard Andrès et Alex Gagnon, Atlas littéraire du Québec, Fides
  • Adrien Rannaud, La révolution du magazine au Québec. Poétique historique de « La revue moderne », Nota bene
  • Marie-Pier Luneau et Jean-Philippe Warren, L’amour comme un roman. Le roman sentimental au Québec, d’hier à aujourd’hui, Presses de l’Université de Montréal
  • Stéphanie Bernier et Pierre Hébert, La correspondance entre Louis Dantin et la « jeunesse littéraire » des années 1930 », Presses de l’Université Laval
  • Stéphanie Bernier, Marie-Pier Luneau et Pierre Rajotte, Liberté et contraintes dans la littérature québécoise. Mélanges offerts en hommage aux travaux de Pierre Hébert, Presses de l’Université de Montréal

Journées d’étude « Les années 1920 au Québec. Reconfiguration de l’espace culturel et nouvelles modélisations littéraires, artistiques et médiatiques »

C’est avec plaisir que nous vous invitons aux 60e journée d’échanges scientifiques de l’AQÉI. Intitulé « Les années 1920 au Québec. Reconfiguration de l’espace culturel et nouvelles modélisations littéraires, artistiques et médiatiques » et organisé par Stéphanie Bernier (CRILCQ/U. de Montréal), Vanessa Blais-Tremblay (CRILCQ/UQAM), Caroline Loranger (CRILCQ/UQAM) et Adrien Rannaud (GRÉLQ/U. de Toronto), l’événement co-modal aura lieu à la salle C-3061 (Carrefour des arts et des sciences) de l’Université de Montréal et en ligne sur la plateforme Zoom. En remplissant ce formulaire, vous recevrez le lien afin de vous connecter sur Zoom.

Nous vous convions à venir entendre les communications d’Harold Bérubé, Emmanuel Bernier, Pierre Hébert, Dominique Garand, Hélène Destrempes, Caroline Loranger, Adrien Rannaud, Micheline Cambron, Lorne Huston, Michel Lacroix, Lucie Robert, Jean-Marc Larrue, Jean Morency et Sandria P. Bouliane. Adrien Rannaud s’entretiendra également avec Dominic Dagenais. Pour plus de détails, veuillez consulter le programme complet de la journée ci-dessous.

PROGRAMME

JOUR 1 – JEUDI 10 MARS

9h-9h30
Mot de bienvenue

9h30-10h30
Séance 1 – Une modernité médiatique et urbaine
Présidence : Mathieu Arsenault, Université de Montréal

Harold Bérubé, GRÉLQ/Université de Sherbrooke
« La presse montréalaise à grand tirage dans les années 1920 : une modernité urbaine assumée »

Emmanuel Bernier, Université Laval
« La subjectivité dans la critique musicale canadienne-française des années 1920 »

10h30-11h
Pause

11h-12h30
Séance 2 – Figures de francs-tireurs et de polémistes
Présidence : Martine-Emmanuelle Lapointe, CRILCQ/Université de Montréal

Pierre Hébert, GRÉLQ/Université de Sherbrooke
« “Nous avions des poètes comme […] Chopin, Morin et d’autres, et je n’en avais rien su !” : ce que Louis Dantin doit à Olivar Asselin (1920-1924) »

Dominique Garand, CRILCQ/Université du Québec à Montréal
« Maturation de la parole polémique : Grignon, Harvey et Circé-Côté »

Hélène Destrempes, Université de Moncton
« Émancipation intellectuelle et formation scientifique dans les essais du Frère Marie-Victorin »

12h30-14h
Repas

14h-15h
Séance 3 – Fictions médiatiques : le cas de la radio et du magazine
Présidence : Harold Bérubé, GRÉLQ/Université de Sherbrooke

Caroline Loranger, CRILCQ/Université du Québec à Montréal
« “Et on rit de plus en plus jusqu’à la pointe de Gaspé!” : les premiers sketchs radiophoniques »

Adrien Rannaud, GRÉLQ/Université de Toronto
« Fictions, culture moyenne et magazines dans les années 1920 »

15h-15h30
Pause

15h30-17h
Grossières indécences : pratiques culturelles homosexuelles à Montréal, 1900-1929. Entretien avec Dominic Dagenais
Animation : Adrien Rannaud, GRÉLQ/Université de Toronto

17h Verre de l’amitié

JOUR 2 – VENDREDI 11 MARS

9h-10h30
Séance 4 – Les années 1920 en réseaux
Présidence : Stéphanie Bernier, CRILCQ/Université de Montréal

Micheline Cambron, CRILCQ/Université de Montréal
« Les années 1920 et la vie culturelle estudiantine montréalaise »

Lorne Huston, CRILCQ/Collège Édouard-Montpetit
« Hommes de lettres et amateurs d’art : la crise d’un modèle culturel aux années 1920 »

Michel Lacroix, CRILCQ/Université du Québec à Montréal
« Une improbable sororité : Michelle Le Normand et les écrivaines des années 1920 »

10h30-11h
Pause

11h-12h
Séance 5 – Le théâtre des années 1920 : des essais à transformer
Présidence : Élisabeth Nardout-Lafarge, CRILCQ/Université de Montréal

Lucie Robert, CRILCQ/Université du Québec à Montréal
« Les petits théâtres d’essai »

Jean-Marc Larrue, CRILCQ/Université de Montréal
« Révélations daoustiennes »

12h-13h30
Repas

13h30-14h30
Séance 6 – Voix et images américaines
Présidence : Chantal Savoie, CRILCQ/Université du Québec à Montréal

Jean Morency, Université de Moncton
« Trois récits de voyage aux États-Unis. Portraits d’une autre Amérique »

Sandria P. Bouliane, CRILCQ/Université Laval
« Samedi, folklore canadien et orchestre Chicago : musiquer ensemble, le cas de Millard G. Thomas et le Famous Chicago Novelty Orchestra au Québec, 1918-1928 »

14h30-15h
Mot de clôture

Les organisatrices et organisateur souhaitent remercier chaleureusement les institutions et regroupements suivants :
Groupe de recherches et d’études sur le livre au Québec (GRÉLQ)
Association québécoise pour l’étude de l’imprimé (AQÉI)
Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ)
Université de Montréal – Département des littératures de langue française et Faculté des Arts et sciences

Pour plus d’informations : aqei@live.ca.
Conception graphique : Maryne Bélanger

Journée d’étude « D’explorations éditoriales en balbutiements numériques : la poétique du support pour cadrer une préhistoire des pratiques littéraires numériques au Québec »

C’est avec plaisir que nous vous invitons à la 59e journée d’échanges scientifiques de l’AQÉI, organisée en collaboration avec Littérature québécoise mobile – pôle Québec. Intitulé « D’explorations éditoriales en balbutiements numériques : la poétique du support pour cadrer une préhistoire des pratiques littéraires numériques au Québec » et organisé par René Audet (U. Laval), Sophie Marcotte (U. Concordia) et Mélodie Simard-Houde (UQTR), l’événement aura lieu le 5 novembre 2021 de 9h30 à 16h. au local 4275 du pavillon Louis-Jacques Casault de l’Université Laval.

Nous vous convions à venir entendre les communications de René Audet, David Bélanger, Sophie Marcotte, Alicia Chabot, Aude Meunier-Rochon, Mélodie Simard-Houde, Leïla De Vicente, Izabeau Legendre et Yan St-Onge. Pour plus de détails, veuillez consulter le programme complet de la journée ci-dessous.

Le programme complet est aussi disponible en version PDF ici.

9 h 30 : Accueil des participants

10 h 00 : Mot d’introduction

Premier bloc de présentations

10 h 00 : René Audet (Université Laval), « Outils, objets, supports : insérer le numérique dans l’histoire matérielle de l’édition littéraire au Québec »

10 h 30 : David Bélanger (Université du Québec à Montréal), « La machine et l’écrivain »

11 h 00 : Sophie Marcotte (Université Concordia), « G mon soleil sans complexe : quand technologie et écologie se mêlent de poésie »

11 h 30 – 13 h 30 : Pause repas

Deuxième bloc de présentations

13 h 30 : Alicia Chabot et Aude Meunier-Rochon (Université Laval), « Romans web des années 1990 : entre conservation et transformation du geste éditorial »

14 h 00 : Mélodie Simard-Houde (Université du Québec à Trois-Rivières), « Imaginaire(s) des supports dans les romans web des années 1990 

14 h 30 -14 h 45 : Pause café

14 h 45 : Table ronde des doctorant·es

Discussion autour de trois projets doctoraux dans un champ d’étude de l’AQEI.
Leïla De Vicente (Université Laval – Université Paul Valéry), « Quand les contes ont bonne presse : Médiapoétique de la rubrique dans les journaux français du XXe siècle (1906-1939) »

Izabeau Legendre (Université Queen’s)« Culture du zine et politique : institutions, discours, pratiques »

Yan St-Onge (Université du Québec à Montréal), « La remédiatisation en poésie-performance »

15 h 30 : Mot de fin

La journée sera suivie d’un 4 à 6 au Café Fou Aeliés.

Pour toute question sur la journée d’études, contactez Marie-Ève Muller.

Appel à communications – Voltaire et les Lumières au Québec : histoire ancienne ou nécessité présente ? Perspectives historiques et lectures actuelles

Appel à communications – Voltaire et les Lumières au Québec : histoire ancienne ou nécessité présente ? Perspectives historiques et lectures actuelles

61e journée d’échanges scientifiques de l’Association québécoise pour l’étude de l’imprimé

Centre d’archives Mgr-Antoine-Racine, Sherbrooke
7 et 8 avril 2022

Le contexte

Une exposition de documents inédits de Voltaire, appartenant au professeur Peter Southam, aura lieu au Centre d’archives Mgr-Antoine-Racine, à Sherbrooke, des mois de janvier à juin 2022. C’est dans ce cadre que l’Association québécoise pour l’étude de l’imprimé organise sa 61e Journée scientifique avec le thème suivant : « Voltaire et les Lumières au Québec : histoire ancienne ou nécessité présente ? », qui se tiendra les 7 et 8 avril 2022.

Les Lumières au Québec depuis le 18e siècle

Dans l’histoire culturelle du Québec, Voltaire a été présent dès les premiers imprimés. Ainsi, The Quebec Gazette/La Gazette de Québec rapporte l’exécution de Jean-François, chevalier de La Barre, dans son numéro du 16 février 1767. On y lit : « Le Febvre de la Marre a été condamné pour le crime mentionné ci-dessus […] à être décollé, et à avoir son corps jetté au feu, avec le Dictionnaire Philosophique de Voltaire, qui selon son propre aveu etoit un livre favori chez lui. » Mais c’est surtout dans La Gazette littéraire de Fleury Mesplet que Voltaire occupe une place considérable et où la philosophie des Lumières connaît une première véritable diffusion.

L’influence de Voltaire et de la pensée des Lumières a continué de se faire sentir au moment des Rébellions de 1837-1838, de l’Histoire du Canada de François-Xavier Garneau, des prises de position de l’Institut canadien de Montréal. Mais le contrôle clérical des lettres a fortement contribué à stigmatiser une philosophie qui conteste de manière frontale son autorité et établit les fondements de la tolérance et de la laïcité. Ces valeurs sont alors illustrées par des intellectuels comme Louis-Antoine Dessaulles, Louis-Joseph Papineau et son fils Amédée, Joseph et Gonzalve Doutre, Arthur Buies et sa Lanterne. Et que dire d’Honoré Beaugrand qui, dans La Patrie ou Le Farceur, pousse le voltairianisme aux confins de l’anticléricalisme ? Se déclarant ouvertement franc-maçon, il participe à cette dimension philosophique des Lumières à laquelle Voltaire avait adhéré à la fin de sa vie et qui, au terme du XIXe siècle, connaît au Québec un certain essor.

Qu’en est-il de la franc-maçonnerie, de Voltaire et des Lumières dans la première moitié du XXe siècle ? Seraient-ils moins présents qu’au siècle précédent ? Gérard Bessette, dans Le Libraire (1960), a fait de l’Essai sur les mœurs le cœur de son intrigue romanesque pour créer un affrontement épique entre le curé et le libraire, Hervé Jodoin. Mais ce dernier se montre critique quant à l’influence voltairienne : « J’ajoutai que, sans la réputation monstrueusement surfaite dont jouissait Arouet, réputation due en grande partie à la violence avec laquelle ses adversaires le dénigrent et le prohibent, il ne serait peut-être jamais venu à l’esprit du collégien de le lire ou, s’il l’avait fait et s’il était intelligent, il eût constaté à quel point la plupart des idées dudit Arouet sont superficielles, démodées, à l’exception de ses plaidoyers pour la tolérance… »

Qu’en est-il des Lumières depuis les années 1960 ?

Et depuis la Révolution tranquille ? Le débat sur la laïcité est exemplaire à cet égard. Notant la parution du manifeste sur la laïcité intitulé Pour un Québec laïque et pluraliste, Lysiane Gagnon doute de l’affirmation selon laquelle la laïcité fasse « partie de l’histoire du Québec », malgré Fleury Mesplet, l’Institut canadien, Jean-Charles Harvey, Refus global et autres… (La Presse, 18 mars 2010). Plus près de nous encore, que penser du politiquement correct, de ce que certains nomment la « culture du bannissement », ou du « mouvement woke » ?

Dans le domaine des lettres, à la suite de la fatwa contre Salman Rushdie, Christian Salmon faisait tomber ce verdict : « Toutes les protections, tous les verrous savamment ménagés depuis l’époque des Lumières, afin de protéger l’espace de la création, sont en train de sauter. » (Tombeau de la fiction, 1999). S’inquiétant de ce que « militantisme et “déconstruction” se conjuguent ainsi pour limiter l’exercice de la rationalité critique et le débat scientifique argumenté », de nombreux intellectuels français, dont Nathalie Heinich, François Rastier, Georges Élia-Sarfati ont fondé au mois de janvier 2021 un « Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires ». Comme ce fut le cas au XVIIIe siècle, l’Occident se trouverait-t-il balayé par une idéologie qui, cette fois, condamnerait sans appel l’apport des Lumières ?

Un colloque sur le passé et le présent

Le but de ce colloque s’inscrit en ligne directe avec ce que Todorov écrivait en 2006, dans un paysage culturel qui a de surcroît beaucoup changé en quinze ans :

Bien sûr, un simple retour au passé n’est ni possible ni souhaitable. Les auteurs du XVIIIe siècle ne sauraient résoudre les problèmes surgis depuis qui, chaque jour, déchirent le monde. Pourtant, mieux comprendre cette mutation radicale peut nous aider à mieux vivre aujourd’hui. J’ai voulu, sans détacher le regard de notre époque, dégager les grandes lignes de la pensée des Lumières, dans un va-et-vient constant entre le passé et le présent. » (L’esprit des Lumières)

Ce colloque accueillera les propositions qui, en considérant l’héritage de Voltaire et des Lumières au Québec, porteront (à titre de suggestions) sur :

  • de nouvelles perspectives historiques à propos de l’œuvre voltairienne et sa réception au Québec ;
  • une relecture des ouvrages marquants sur Voltaire et les Lumières parus au Québec : Séraphin Marion, Marcel Trudel, Jean-Paul de Lagrave, Benoît Melançon, etc.
  • une lecture des débats contemporains, portant en particulier sur la littérature et les autres productions symboliques ;
  • la notion de tolérance et ses récupérations idéologiques et politiques ;
  • l’appel à l’opinion publique, et les postures et procédés rhétoriques qui en découlent ;
  • la censure et la liberté académique ;
  • l’utilisation de la satire et de la polémique dans le débat public ;
  • les lectures critiques de Voltaire et des Lumières, de Voltaire à la radio canadienne à John Saul, Les bâtards de Voltaire.

Ce sont là évidemment des indications, et le comité d’organisation sera heureux de recevoir toute proposition qui se situe dans le cadre général du colloque.

Les personnes intéressées à proposer une communication doivent soumettre un projet d’au plus 300 mots avant le 1er octobre 2021. Le comité donnera une réponse au plus tard le 31 octobre.

À cette fin, veuillez communiquer avec Pierre Hébert :Pierre.Hebert@USherbrooke.ca

Le comité organisateur :

Bernard Andrès

Nicholas Dion

Pierre Hébert

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

Andrès, Bernard, « Lumières encyclopédiques et lumière maçonnique au Québec aux XVIIIe et XIXe siècles », Interfaces Brasil/Canadá, vol. 12, no 15, 2012, p. 155-181. (en ligne) : https://periodicos.ufpel.edu.br/ojs2/index.php/interfaces/article/view/7225/5043

Burger, Baudoin, Petite histoire de la Franc-maçonnerie au Québec, Montréal, Louise Courteau, 2009.

Darnton, Robert, Pour les Lumières – Défense, illustration, méthode, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 2002.

De Lagrave, Jean-Paul, Fleury Mesplet (1734-1794). Diffuseur des Lumières au Québec, Montréal, Patenaude éditeur, 1985.

La Gazette littéraire de Montréal 1778-1779, édition présentée par Nova Doyon, annotée par Jacques Cotnam, en collaboration avec Pierre Hébert, Québec, Presses de l’Université Laval, 2010.

Laric, Yanis, « À mort, les Lumières ! », Le blog de Yanis Laric, 20 avril 2020. (en ligne) : https://blogs.mediapart.fr/yanis-laric/blog/200420/mort-les-lumieres

Le Moine, Roger, Deux loges montréalaises du Grand Orient de France, Ottawa, Presses de l’Université d’Ottawa, 1991.

Marion, Séraphin, « Le voltairianisme dans la Gazette littéraire de Montréal », Les lettres canadiennes d’autrefois, Ottawa, Éditions de l’Université d’Ottawa, 1940, t. III, p. 29-88.

Milborne, Alfred John Bidder, Freemasonry in the Province of Quebec 1759-1959, Knowlton / Québec, s.n., 1960.

« Observatoire du décolonialisme et des idéologies identitaires » (en ligne) : http://decolonialisme.fr/?page_id=7

Pelland, Louis, Voltaire à la radio canadienne, éd. Joël Castonguay-Bélanger et Benoît Melançon, Montréal, Del Busso, 2013.

Saul, John, Les bâtards de Voltaire, Paris, Payot, 1993.

Sternhell, Zeev, Les anti-Lumières. Une tradition du XVIIIe siècle à la guerre froide, Paris, Gallimard, 2010.

Trudel, Marcel, L’influence de Voltaire au Canada, Montréal, Fides, 1945 (2 t.).

Todorov, Tzvetan, L’Esprit des Lumières, Paris, Robert Laffont, 2006.